Miscellanées de ma vie parisienne

“On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose” E.M Cioran

Come on, come on, listen to the moneytalk novembre 20, 2008

Filed under: Paris,Vie en Solitaire — Sarah @ 1:06
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Ma banquière et moi sommes parvenues à un point critique de notre relation. J’ai bien tenté de renouer les liens par le dialogue mais devant son entêtement j’en suis à songer aux solutions plus extrêmes comme la rupture pure et simple. Jusqu’à présent nos contacts avaient été cordiaux, dans la mesure ou nous les évitions tout bonnement.
Même si j’avais déjà remarqué l’année dernière que les plafonds de retraits et de paiements de ma carte étaient ridiculement bas, comme je n’avais jamais eu besoin de plus j’avais décidé de ne pas m’en formaliser. Or, cette année ma carte a été refusée à plusieurs reprises pour des sommes dérisoires, bien que ma banque m’ait assuré qu’il n’y avait aucun problème. Néanmoins j’avais décidé qu’il serait plus simple de ne plus avoir à me soucier de ce genre de choses et de rehausser tout bêtement les limites de retrait et de paiement. Lors du rendez-vous que ma banquière et moi avons eu la semaine dernière, j’ai pu constater que ça n’était pas aussi simple que je l’escomptais. En effet ma financière et moi avons des conceptions radicalement différentes de ce que je devrais faire de l’argent placé sur mon compte ; j’aimerais pouvoir le dépenser, elle a très envie que je l’épargne. La discussion tournait donc comme ceci :
“J’ai vu que vous aviez pas mal d’argent pour un compte courant et que vous n’utilisez pas votre compte épargne…”
“Huhum…J’en ai pas besoin en fait”
“Mais vous savez que vous pourriez gagner de l’argent comme ça ? Notre offre pour les jeunes est très avantageuse…”
“Huhum, j’aimerais plutôt en dépenser en fait… D’ailleurs à propos on pourrait pas élever mes limites de paiement ?”
“Huhum… Je vais voir ce que je peux faire, ah ben non c’est pas possible de faire ça désolé… Sinon vous connaissez le livret A ?”
“…”
D’accord, j’avais perdu la première manche, mais je n’avais pas joué toutes mes cartes ; désormais je paie tout par chèque. Evidemment l’encaissement n’est pas immédiat, les petits commerces les acceptent rarement et les quinze filles derrière vous dans la file de H&M vous détestent mais certaines choses n’ont pas de prix (et pour tout le reste il y a mastercard votre carnet de chèque.)
Mais aujourd’hui, rentrant fatiguée des cours, je fais quelques courses de survie. Je n’ai pas le courage de dégainer mes précieux morceaux de papier et je me rabat sur ma carte bleue. Refusée.
Je fonce sur internet vérifier l’état de mes dépenses du mois, la limite fatidique a bien été atteinte. On est le 20, la fin du mois va être longue.

 

Week-end de révisions mai 25, 2008

Filed under: En vrac,Paris,Vie en Solitaire — Sarah @ 9:26
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A une semaine des examens je pense pouvoir annoncer lucidement que les jeux sont faits, rien ne va plus. Il est certain que ça n’est pas la première fois que je fais une déclaration de ce genre mais cette fois-ci j’en suis certaine, ça va saigner.
Mais ça n’est pas parce que je n’ai pas touché un livre de cours (excepté un qui trainait pour l’enfouir sous une pile de feuilles, mon inteprétation d’un rangement rapide) de ce week-end que je n’ai rien appris.
Tout d’abord j’ai regardé la première saison de Rome. J’ai un peu de retard mais c’était vraiment chouette (quelle critique développée, c’est pas avec ça que je vais cartonner en commentaire de texte, moi). J’en profite pour dire à James Purefoy (Marc Antoine, déjà repéré dans Chevalier), s’il passe par là, que je suis entièrement disponible pour un café, une soirée, une vie avec lui s’il le souhaite.
James Purefoy
Contrairement à toute attente, je n’ai pas craqué pour Max Pirkis (Octave), le plus jeune et le plus androgyne des acteurs même si en tant que personnage, ma préférence se porterait sur lui (mais je triche).
Octave
J’ai également appris (et personne n’a jamais songé à me le dire, je ne vous remercie pas) que la levure de boulanger ne s’utilisait PAS comme la levure en poudre. J’ai mangé de la galette citronnée au goût de levure tout le week-end, encore une fois, je ne vous remercie pas.
Sinon j’en ai marre du métro et de pas réussir à mettre de la musique ici.
(c’est honteux, un post inconsistant juste pour mettre une image de James Purefoy (mais quel nom!))

 

La fin des vacances (ou tant qu’à se servir de ce blog comme bloc-notes…) décembre 3, 2007

Filed under: Vie en Solitaire — Sarah @ 10:32

Officiellement, ma rentrée a eu lieu le 8 octobre. Psychologiquement, c’est un peu plus compliqué. Basiquement, je me comporte comme si j’étais encore en vacances.

Mais cette semaine, c’est décidé, je change. Je vais à tous mes cours, je rentabilise mes journées, je ne repousse plus mes échéances, bref, avec un peu de retard, je fais ma rentrée. Et chaque jour je verrais ici quelles auront été les réussites et les défaites en la matière.

A la fin de la semaine je serais donc mûre pour un bilan de cette expérience à coup sur inédite et enrichissante pour moi.

Lundi: Impossible de me lever avant 9h30, donc rien de rentable d’effectué avant les cours (12h-15h) alors que j’aurais dû terminer la peinture de la cuisine. J’aurais également dû faire les courses en rentrant et réviser. Ca commence bien, même si j’ai été en cours. (Madame Bovary: page 168)

Mardi: Même schéma au niveau du réveil (malgré l’effort sur l’heure du coucher). J’ai été à tous les cours, et vu ceux d’aujourd’hui l’exploit n’est pas des moindres (je devrais faire un post sur mes profs). Par contre je ne suis pas passée à la sécu, ce qui va devoir attendre une semaine de plus, je n’ai pas fait les courses, je ne vais pas manger demain, pas la peinture non plus, mais c’était plus prévisible, et pas révisé, ce qui est de loin le point le plus inquiètant vu les deux contrôles de demain. Mais j’ai fait la moitié de la vaisselle (j’essaie de me consoler comme je peux). (Madame Bovary: page 168, encore)

Mercredi: Ah, ça vient enfin. Une journée un peu plus productive. Reveil plus tôt, allée à mes cours et fait mes deux contrôles. Mais surtout, fini la peinture! Tout l’appart sent le white spirit mais peu importe. Bon j’ai toujours pas fait de courses, j’ai réussi à survivre avec les restes mais ça devient critique. Pas fini la vaisselle mais je peux pas, je vais mourir intoxiquée si je rentre dans cette cuisine. (Madame Bovary: page 171, yeah!)

Jeudi: La journée bizarre décrite plus haut donc pas très productive. Mais je suis bien allée en cours. Pas fait de vaisselle ni rangé ma chambre mais c’est difficile quand on est enfermée dehors. (Madame Bovary: page 171, une porte verouillée nous séparait)

 

Une journée en demi teinte. novembre 16, 2007

Filed under: Vie en Solitaire — Sarah @ 10:00

Je me réveille en douceur à 11h du matin. Apprenant que les grèves se poursuivent, je décide dans la foulée de ne pas aller en cours. Les croisssants que ma coloc’ a ammené n’y sont pas forcément pour rien. Nous nous rendons compte que toutes les bouteilles de lait ont tourné, compromettant mon café et son chocolat. Les starbucks de subsitution sont froids. Je n’arrive pas à me décider à travailler. Me connectant sur msn, j’apprend que Paris a remplacé Berlin comme destination pour deux personnes, la semaine prochaine. Pour ne pas travailler, je passe l’aspirateur. Je commence finalement Madame Bovary mais ne peut me résoudre à écrire un commentaire de texte pourtant nécessaire sur Baudelaire, et encore moins à jeter un oeil à mes notes de Grammaire/Histoire de la langue. J’apprend que la Sorbonne a été évacuée et que je n’en ai rien su. Une fumée étrange et épaisse s’échappe du centre Pompidou. Les plans de sortie de ce soir sont fluctuants mais après une bière, nous nous décidons finalement pour un restaurant où il aurait fallu réserver. En sortant je casse ma lampe. Nous nous rabattons sur le restaurant d’à côté. Les pâtes, bien que délicieuses, ne sont pas assez chaudes et la TVA (19.6 %) n’est pas comprise dans le prix. Nous rentrons et j’entâme ce billet en finissant ma bière.

Conclusions:

- Je n’aurais en effet pas tenu longtemps ce blog à un rythme soutenu

- Mes racontages de vie sont de plus en plus inconsistants

- J’aurais peut être mieux fait de commencer un twitter

 

Du remède à la solitude novembre 14, 2007

Filed under: Vie en Solitaire — Sarah @ 7:36

Parfois, certains s’en souviennent, je me sens seule et désoeuvrée (spécialement quand ma soirée opéra tombe dans l’eau houleuse des revendications syndicales) dans mon petit appartemment. Et vu la situation actuelle ce n’est pas le moment idéal pour me payer un aller-retour pour Genève. Mais le destin, dans son infinie prévoyance m’a envoyé une escouade de policiers en bas de chez moi deux genevoises en transition entre l’Islande et je ne sais où. Voilà pourquoi je n’en posterais pas plus, je n’ai pas fini de prépare le repas plus que décent qu’elles méritent pour être arrivée à point nommé pour me servir de compagnie.

 

Du ménage comme anti-dépresseur novembre 11, 2007

Filed under: Vie en Solitaire — Sarah @ 4:33

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il semblerait que les tâches ménagères aient un effet revigorant sur mon moral (et inversément, j’adore faire la vaisselle quand je suis de bonne humeur). Je ne saurais expliquer à quoi cela tient; peut être à la satisfaction du devoir accompli, à l’impression d’exercer une activité productive ou encore à un goût tout hélvétique pour l’ordre. Ou alors ceci ne fait que révéler l’insondable vacuité de mes samedis matin.

Pour continuer dans un registre quotidien, j’ai parfois des étranges poussées patriotiques, par exemple hier matin à 10h, en me réveillant j’avais une irrépressible envie de raclette (mais je soupçonne mon estomac de se venger parce que je ne l’ai pas nourri le soir précédent).

Au contraire, il y a des moments où Notre-Dame de nuit a des charmes trop irrésistibles pour avoir envie de les sacrifier à quoi que ce soit (excepté à une nuit de sommeil peut être.)

Et pour conclure je dirais quand même que les jours feriés qui tombent le dimanche c’est particulièrement nul.

Sinon voilà les photos du Life Spying Meme

Pour Iris:

Nutella et pancakes (juste le jour où j’ai terminé le pot de Nutella, c’est malin…)

Je ne vis pas dans un bunker alors voilà une
vue de ma fenêtre au lever du soleil
et une autre: à gauche depuis ma fenêtre

Pour Miya:
Bon toi c’était galère, vu la configuration de ma salle de bain tu n’en auras qu’à une partie (c’est ma lessive qui pend à gauche, c’est très galère à faire sécher dans un endroit humide comme une salle de bain).
Ma salle de bain

Le vase je l’ai pas acheté, on me l’a offert et je l’ai rammené de Genève. Pour l’objet qui me fait me sentir “at home” j’ai longtemps hésité, tous les objets que j’ai envisagé me faisaient penser à Genève mais pas me sentir “à Genève” vraiment, mais finalement j’ai trouvé (et ce n’est pas vraiment ridicule non? ^^)
Vase et autres trucs

 

Les bananes en promotion novembre 6, 2007

Filed under: Vie en Solitaire — Sarah @ 1:57

Je l’ai voulu, je l’ai obtenu: mon indépendance.

N’empêche qu’on ne m’avait pas prévenu (ou alors je n’ai pas dû écouter) que ça impliquait aussi la vaisselle, la lessive, le ménage, les courses, la cuisine et la gestion d’un budget (oui, l’étudiant désorganisé est un poncif, et alors?).

Bref, pensant sans aucun doute à la grande désorganisée que je suis, un supermarché vient d’ouvrir ses portes à deux pas de chez moi et il cumule les avantages: il est spacieux (ça, ça veut dire qu’on peut se croiser dans les allées, ce qui, aparemment, ne va pas de soi partout…), neuf et surtout, ouvert 6 jours sur 7 (et le jour de fermeture n’est pas le lundi, ce qui aparemment ne va pas de soi non plus) jusqu’à minuit! (Il y a bien une conscience sociale qui s’exprime en moi là, mais je la muselle). Ce qui est parfait pour les gens qui, comme moi, sortent pour acheter de quoi se faire des bruschettas à la mozarella (merci Flo) et reviennent avec 40€ de courses… mais sans pain ni mozarella.

Bon, évidemment, ce genre d’évenement ne peut pas faire que des heureux. Ainsi lorsque j’y suis allée faire mes premières emplettes, je me suis retrouvée devant les bananes. Une dame m’aborde et se plaint sur le mode “Oui, un nouveau supermarché c’est bien… Mais bon, pendant ce temps là on ferme des librairies…” (il y a environ une quinzaine de librairies accessibles à pied, en moins de 5 minutes, depuis chez moi contre 4 superettes, le rapport de force me paraît supportable). Elle renchérit ensuite sur les bananes qu’elle a déjà achetées et qui ne sont pas très bonnes mais qui au moins, ne sont pas chères. Je lui signale qu’il y en a d’autres (quatre fois plus onéreuses, certes) au rayon bio et lui fait part de mes hésitations. Elle me regarde comme si j’étais dérangée:

“Mais enfin, vous avez de l’argent?”

Je sens à ce moment que répondre “Oui” serait une grave erreur et le signe d’une tare irrémédiable. Prudemment, je nie et m’esquive avec les bananes en promotion.

Qui au passage ne sont pas excellentes, il est vrai.

 

 
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