Miscellanées de ma vie parisienne

“On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose” E.M Cioran

À quoi servent les études de lettres ? décembre 13, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 5:05

À quoi sert-il d’étudier la Littérature (et accessoirement la langue) ?

Probablement à rien. Des tas de personnes vivent sans et la Littérature (dont l’utilité elle-même reste à prouver) elle-même a existé sans études spécifiques et existera sans doute après la disparition du dernier étudiant en lettres. Par ailleurs il n’est pas inutile de rappeler que les livres n’ont pas été écrits pour être étudiés mais pour être lus. Certains tenteront peut-être de me rassurer ou de me contredire en m’arguant que les lettres permettent au moins d’acquérir une maîtrise correcte de la langue et une culture générale honorable. Certes, mais ces deux qualités, si elles ne sont pas négligeables, sont néanmoins à la portée du premier venu de bonne volonté pour peu qu’il ait appris à lire et dispose d’une connexion internet ou d’une carte de bibliothèque.

Mais les études doivent-elles servir à quelque chose ? N’est-ce pas “bien plus beau lorsque c’est inutile” ?

Oui, mais il faut bien manger (d’ailleurs Cyrano est réduit à accepter l’aumône d’un grain de raisin, d’un demi macaron et d’un peu d’eau pour diner). Il existe des tas de choses qui ne servent à rien, l’art et la littérature en premier lieu mais je ne vois pas comment l’espèce humaine pourrait s’en passer. (D’un autre côté, jusqu’à récemment, il paraissait impossible de se passer de religion, et pourtant…) Et si la littérature est un art, la dissertation non (du moins pas au sens moderne du mot), donc on pourrait se passer d’études de lettres de manière générale, et moi en particulier. Mais si on peut s’en passer, doit-on le faire ? Je pourrais me passer de radio, de nutella, de ces petites bottines noires, le monde pourrait se passer de la coupe du monde (un étudiant en lettres n’est pas plus inutile pour l’humanité qu’un footballeur professionnel), de la techno parade, des balayeurs de feuilles mortes, et pourtant… Qui peut prétendre s’être débarrassé du superflu, de l’inutile dans sa vie ?

Et puis d’abord, qu’est-ce qui est utile ?

Pas grand chose à vrai dire. Si est utile ce qui est nécessaire pour rester en vie, ne resteront comme métier que les agriculteurs, les maçons, les médecins et deux ou trois autres auquel je ne pense pas. Si est utile ce qui sert à quelque chose de concret, eh bien ne reste pas grand chose non plus à vrai dire, l’utilité de toute chose peut, à mon sens, être remise en question (c’est mon côté nihiliste du dimanche soir).

Bon c’est bien gentil, rien ne sert à rien, alors tu fais quoi ? Tu commences une thèse sur Cioran ou tu rentres en HEC ?

Je retourne bosser.

 

Universités, grèves et réformes (partie 2) mai 13, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 12:00

La Grève

Qu’est-ce que la Grève ?

Parlers des français et de la grève nécessiterait, plus qu’un post de blog, une thèse sociologique en plusieurs volumes. Je me permet juste de rappeler que, dans un pays où les dirigeants confondent referendum et plébiscite, c’est le seul moyen dont ils disposent pour contester une loi (ah si, ils pourraient compter sur l’opposition, mais bon… vous avez vu des socialistes efficaces vous ? A part au premier vote sur Hadopi ?).

Ce qui me permet d’ouvrir une parenthèse sur un sujet qui ne cesse de me fasciner, la psyché d’un peuple qui place un nombre impressionant de pouvoirs dans la main d’un seul dirigeant, à charge pour lui de résoudre tous les problèmes et le voue aux gémonies s’il échoue (Napoléon, Napoléon III, de Gaulle…)* On retrouve ce besoin de l’homme providentiel lorsqu’on entend soupirer les commentateurs politiques ou les socialistes “ce qu’il nous faudrait c’est un Obama français”. Mais non, ce qu’ils vous faudrait c’est un moyen efficace de contester vos lois sans ressortir les banderoles et réclamer la tête de son signataire à chaque occasion. Fin de la parenthèse.

* On pourra me dire que les français n’ont pas réellement porté démocratiquement tous ces types au pouvoir (quoique…) mais dès que je retrouve mes notes de philo pol. je vous indique quel théoricien estimait que la soumission consentie aux lois d’un dirigeant équivalait à une reconnaissance de fait de sa légitimité par le peuple.

Donc la grève est une cessation volontaire du travail dans le but d’une revendication professionnelle. Dans le cas qui nous concerne, les professeurs ont arrêté depuis le 9 février d’assurer leurs cours et ont été rejoints par les BIATOSS (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé) et les étudiants (qui, évidemment, ne font pas grève au sens strict du terme, quoi qu’ils puissent revendiquer).

La contestation prend différentes formes qu’il s’agit ici de préciser.

Tout d’abord il y a la manifestation, classique et régulière, il y en a eu un certain nombre depuis février (se joignant parfois à d’autres mécontents, comme les personnels hospitaliers le mois dernier, ou lors de la grande manifestation intersyndicale du premier mai).

Ensuite il y a la grève au sens strict, les professeurs cessent d’assurer leurs cours et les BIATOSS cessent le travail, ce qui entraîne la fermeture complète des lieux (d’où l’impossibilité pour les profs non-grévistes d’assurer leurs cours, et pour les étudiants d’aller même travailler à la bibliothèque). Je ne sais pas si ça rentre dans le cadre d’une grève classique, mais dans certaines universités, les professeurs “retiennent” les notes du premier semestre et ont refusé de rendre les maquettes des masters.

Il est peut être temps de dire un mot des AG (assemblées générales), sorte de landsgemeinde où se retrouvent les professeurs, les personnels ou les étudiants (et parfois les trois à la fois) où l’on discute et adopte des motions et ou l’on vote à main levé la reconduite de la grève (il faut essayer d’imaginer le bordel que ça représente, des centaines de personnes entassées dans des amphis trop petits et surchauffés, l’impossibilité de se faire entendre, la possibilité de se faire siffler si notre opinion n’est pas majoritaire). C’est dans ce coeur de la démocratie universitaire que se décide les différentes actions à mener (blocages essentiellement, la grève étant une action légitime et individuelle, nul besoin de l’assentiment d’une AG dont la légitimité n’est reconnue que par ceux qui le veulent bien, pour la continuer).

Ce qui m’ammène, en effet, à la question du blocage. Dans la liste imaginative des actions, celle-ci n’est pas la moins contestée. Il s’agit pour les professeurs et les étudiants, lorsque la faculté est ouverte de la bloquer de toutes les manières imaginables, de façon à empêcher la tenue des cours (deux méthodes essentiellement, le blocage humain devant la porte version “You shall not pass” ; le “printemps des chaises” ou autre surnoms poétiques, consistant tout simplement à sortir tables et chaises des salles de classes et s’en servir pour bloquer les couloirs et, évidemment, rendre les salles inutilisables).

La dernière méthode de contestation, c’est les actions alternatives, les happenings divers. Ici tout est permis, cours publics, lectures de la Princesses de Clèves (ou autre texte classique), ronde des obstinés, représentations théâtrales et j’en passe.

Au passage je tiens à signaler que pour des raisons pratiques (impossible avec les blocages et fermetures de savoir qui fait réellement grève), les enseignants et le personnel sont toujours payés pendant la grève.

Qui fait grève et pourquoi ?

Je l’ai dit, les professeurs ont été les premiers à faire grève, pour protester contre les deux décrets déjà décrits. Celui sur les enseignants-chercheurs les concernant directement, et celui sur la masterisation leur déplaisant, surtout qu’il leur incombait de le mettre en application.

Les étudiants n’ont pas tardé à suivre, déjà parce que dans un futur plus ou moins proche, les deux décrets pourraient les concerner, ensuite parce qu’ils n’ont pas digéré la LRU (Loi sur la Responsabilité des Universités), promulguée l’année dernière et qui avait déjà entrainée une vague, avortée, de protestation, à l’automne 2007.

Le personnel (BIATOSS), c’est plus complexe. Il n’est directement menacé par aucun des deux décrets. Néanmoins, la LRU a rogné ses prérogatives (notamment sa représentation au Conseil d’Administration de l’université) et il craint, à moyen terme, que ses postes, dans les mesures d’économies à prendre, soient les premiers supprimés, la ministre s’étant engagé à ne pas supprimer de poste d’enseignants jusqu’à 2011 (je crois). Ils ne font pas grève pour une raison précise, mais parce qu’ils se sentent menacés par la direction que prennent les réformes de l’université.

Pourquoi la grève dure ?

Parce qu’elle ne dérange personne. Développons. Si les employés d’une entreprise privée fait grève, la perte de productivité pour l’entreprise et le pays est immédiate et appelle une réponse rapide. Si un service public touchant un grand nombre de français fait grève (transports, hôpitaux, poste), l’effet est immédiat et les sensibilités de chacun concernées (en plus de la perte de productivité qui peut se répercuter sur l’ensemble du pays). Si les profs d’école primaire et secondaire font grève, une quantité d’enfants vont se retrouver en pleine journée sous la responsabilité de leurs parents, furieux, et qui dit parents dit potentiels électeurs (ce qui a incité Nicolas Sarkozy a exiger l’instauration d’un service minimum dans les écoles en cas de grève). Dans le cas des universités, les étudiants sont majeurs et sous leur responsabilité, la productivité du pays est intact, l’opinion ne se sent pas concernée, et les étudiants et les professeurs représentent rarement un vivier d’électeurs de droite. Si on ajoute, comme je l’ai mentionné, que les profs sont toujours payés, la situation peut donc pourrir sur place.

Suite et fin (les conséquences et ma situation) demain j’imagine.

 

Universités, grèves et réformes (Partie 1) mai 11, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 8:53

J’imagine que vous attendiez tous avec une impatience fébrile mon analyse docte et posée de la grève qui paralyse les universités françaises depuis trois mois, à tel point que le Temps se fend même d’un article (d’un niveau bien en deça de celui que je vais vous proposer, qui a l’avantage d’adopter mon point de vue concerné et détaché à la fois (si je ne me jette pas de fleurs, qui le fera ?)) sur le sujet.

Les réformes

Le coeur du problème, la contestation est née de la présentation de deux projets, non pas de loi, mais de décret, ce qui signifie qu’ils ne sont pas débattus à l’Assemblée Nationale et au Sénat, mais uniquement, dans le cas qui nous concerne, adopté par le Conseil des Ministres et le Conseil d’Etat (la plus haute juridiction administrative, si je comprends bien). Ces deux décrets sont
- La “masterisation” des concours de l’enseignement
- La réforme du statut des enseignants-chercheurs

La “masterisation” des concours de l’enseignement

La formation avant/après

Jusqu’à aujourd’hui pour devenir prof au niveau du collège et du lycée, il faut passer un concours, le CAPES (pour Certificat d’Aptitude de Professeur des Ecoles Supérieures) ou CAPET (T pour Technique, dans le cas d’un enseignement technique donc).
Il peut aussi passer l’Agrégation qui est un concours d’un autre niveau, qui permet également d’enseigner à l’université mais je n’en parle pas ici, tout simplement parce que ce concours n’est pas concerné par la réforme.

Pour passer le CAPES, il faut être titulaire d’une licence (bachelor) en trois ans (180 ects). En général, après cette licence, le candidat intègre un IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) qui pendant une année le prépare au concours, qu’il passe en juin, à travers des enseignements à la fois professionnalisants et pédagogiques. La deuxième année de formation, sous réserve de réussite au concours, est réservée à un stage rémunéré (288h) et à des activités de formation (2 jours par semaine). Le CAPES est décerné une fois le stage validé.
À noter qu’il est aussi possible de passer le concours sans préparation officielle, en candidat libre.
La réforme prévoit de changer ce système. La licence ne serait plus suffisante pour passer le CAPES, il faudrait désormais un master. La formation se passerait comme ceci. Après la licence, le candidat s’inscrirait en M1 (première année de Master), il serait tenu de réussir cette année, de passer en M2 et à ce moment de s’inscrire au concours. La délivrance du CAPES serait conditionné par la réussite au concours, la réussite du Master (et donc du mémoire y étant attaché) et un stage durant le deuxième semestre du M2.

Les oppositions

Les opposants à cette réforme dénoncent le fait qu’elle met directement en charge de classe des professeurs qui n’auront eu comme seule formation pratique qu’un stage de quelques semaines. C’est à mon avis la critique la plus pertinente et la plus juste de cette formation.

Les opposants soulignent aussi la collision à la fin du M2, des examens de Master, du mémoire à rédiger et du concours. J’acquiesce mais constate qu’il s’agit seulement d’une question, certes gênante, de calendrier. Ce dernier me paraît en l’espèce en mesure d’être révisé. Dans le cas où le concours n’interviendrait plus après une année spécifique de préparation, il devrait, de mon point de vue, pouvoir être avancé.

Un des derniers reproches que j’ai lu est que ce nouveau système rallongerait la durée des études et occasionnerait des frais supplémentaires notables pour les élèves concernés. Dans l’absolu, la durée effective de la formation reste inchangée mais l’année de stage rémunérée tombant, les frais s’accroissent quand les revenus reculent.
Disons-le tout net, je ne pense pas que cette objection, quoique réelle, puisse entrer en considération dans l’examen du décret. Le problème très concret des ressources nécessaires aux étudiants pour leurs études doit être résolu par tous les moyens envisageables (bourses, emplois jeunes, logements étudiants) exceptés ceux qui agiraient directement sur la qualité de leur formation.

Commentaires

Une des raisons qui, de l’avis général, a motivé cette réforme est d’ordre pécuniaire. Les IUFM sont des structures couteuses, mobilisant d’autres ressources que les universités, et l’année de stage est à la charge de l’Etat. Le nouveau décret permettrait donc au ministère de l’Education Nationale d’économiser les rémunérations des 5000 stagiaires et au ministère de l’Enseignement Supérieur, une partie des frais de fonctionnement des IUFM, les universités prenant en charge les masters, une structure étant moins coûteuse que deux.

La question qui se posait était la nature de ces masters (labellisés “enseignements”) supposés prépares les étudiants au CAPES. Le ministère avait demandé aux universités d’y travailler et de leur soumettre des maquettes, ce que les enseignants, se mettant en grève, ont bien sûr refusé de faire, ce qui pose des problèmes très concrets pour les élèves envisageant d’être candidats dans un futur proche (2010-2011).

Un autre point de vue

Si les français se plaignent de la longueur de leur formation d’enseignant du supérieur, il n’est pas inintéressant de regarder ce qui se fait ailleurs, et en premier lieu, à Genève. Tout commence par un bachelor (=licence de 180 crédits) et l’obligation d’être inscrit à un master et d’avoir déjà validé 45 crédits (un ou deux semestres donc ?) À partir de là, l’élève peut effectuer un Certificat Complémentaire en didactique de la discipline et sciences de l’éducation (CC) comprenant des cours et un stage de 20h (en parallèle de son master, si j’ai bien compris). Une fois le master et le CC obtenus, le candidat doit (peut ?) encore s’inscrire à la Maitrise universitaire d’études Avancées en enseignement Secondaire (MAS), formation théorique et pratique en un an (60 crédits). Total, 6 ans, minimum.

comparaison des trois formations

Comparaison des trois formations

J’ai bien conscience de la laideur terrifiante et du manque de légende de ce schéma fait en cinq minutes avec apple works et je prie le sens esthétique surdéveloppé de mes lecteurs de me pardonner. En haut, la France maintenant, au milieu, la France du Futur, en bas, la Suisse (Genève tout du moins).

La réforme du statut des enseignants-chercheurs

Je n’ai pas trouvé de renseignements aussi clairs concernant ce décret que pour le précédent. Vous excuserez (encore) donc mon analyse plus rapide de celui-ci. Les enseignants-chercheurs partagent leur temps de travail, comme leur nom l’indique, entre l’enseignement (192 h de cours in praesentia, les examens et les corrections) et la recherche (articles, colloques, conférences, publication). Avec la réforme, les profs dont les recherches auront été jugées insuffisantes (par qui ? sur quels critères ? Aucune idée) devront assurer plus d’heures de cours.

Il y a aussi un sombre changement dans le mode d’évaluation prévu tout au long de la carrière de ces enseignants mais je n’ai pu en savoir plus.

Deux réflexions me sont venues.

- Comment évalue-t-on les profs et leurs recherches ? (spécialement en sciences humaines).

- Pourquoi ceux-ci dénoncent-ils cette réforme au pretexte qu’elle présente l’enseignement comme une punition si ça n’en est pas une ? En d’autres termes, pourquoi se plaignent-ils de peut être devoir enseigner plus si ça ne les dérange pas ?

Je reste perplexe.

(La suite bientôt, si ça vous intéresse)

 

Cultivons-nous un peu en attendant la fin de la grève mars 18, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 7:32

Un meme piqué à Miya.
[bold those books you've read in their entirety, italicize the ones you started but didn't finish.]
(Mettez en gras les livres que vous avez lu, en italique ceux que vous avez commencé sans jamais finir.)

1 Pride and Prejudice – Jane Austen (Orgueil et Préjugés)
2 The Lord of the Rings – JRR Tolkien (Le Seigneur des Anneaux)
3 Jane Eyre – Charlotte Bronte
4 Harry Potter series – JK Rowling
5 To Kill a Mockingbird – Harper Lee (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur)
6 The Bible (La Bible)
7 Wuthering Heights – Emily Bronte (Les Hauts de Hurlevent)
8 Nineteen Eighty Four – George Orwell (1984)
9 His Dark Materials – Philip Pullman (La Croisée des Mondes)
10 Great Expectations – Charles Dickens (De Grandes Espérances)
11 Little Women – Louisa M Alcott (Les Quatre Filles du Dr March)
12 Tess of the D’Urbervilles – Thomas Hardy (Tess d’Ubervilles)
13 Catch 22 – Joseph Heller
14 Complete Works of Shakespeare (Les oeuvres complètes de Shakespeare)
15 Rebecca – Daphné Du Maurier
16 The Hobbit – JRR Tolkien (Bilbo le Hobbit)
17 Birdsong – Sebastian Faulks (non traduit en français ?)
18 Catcher in the Rye – JD Salinger (L’Attrape-coeur)
19 The Time Traveller’s Wife – Audrey Niffenegger (Le Temps n’est rien)
20 Middlemarch – George Eliot
21 Gone With The Wind – Margaret Mitchell (Autant en emporte le vent)
22 The Great Gatsby – F Scott Fitzgerald (Gatsby le magnifique)
23 Bleak House – Charles Dickens
24 War and Peace – Leo Tolstoy (Guerre et Paix)
25 The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy – Douglas Adams (Le Guide du voyageur galactique)
26 Brideshead Revisited – Evelyn Waugh (Retour à Brideshead)
27 Crime and Punishment – Fyodor Dostoyevsky (Crime et Châtiment)
28 Grapes of Wrath – John Steinbeck (Les Raisins de la colère)
29 Alice in Wonderland – Lewis Carroll (Alice au pays des merveilles)
30 The Wind in the Willows – Kenneth Grahame (Le Vent dans les saules)
31 Anna Karenina – Leo Tolstoy (Anna Karénine)
32 David Copperfield – Charles Dickens
33 Chronicles of Narnia – CS Lewis (Les Chroniques de Narnia) (Miya si tu me prêtes la suite… ^^)
34 Emma – Jane Austen
35 Persuasion – Jane Austen
36 The Lion, The Witch and The Wardrobe – CS Lewis (Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique)
37 The Kite Runner – Khaled Hosseini (Les Cerfs-volants de Kaboul)
38 Captain Corelli’s Mandolin – Louis De Bernieres (La Mandoline du capitaine Corelli)
39 Memoirs of a Geisha – Arthur Golden (Geisha)
40 Winnie the Pooh – AA Milne (Winnie l’ourson)
41 Animal Farm – George Orwell (La ferme des animaux) (mais j’ai vu le dessin animé, quel traumatisme…)
42 The Da Vinci Code – Dan Brown (Da Vinci Code)
43 One Hundred Years of Solitude – Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude)
44 A Prayer for Owen Meaney – John Irving (Une prière pour Owen)
45 The Woman in White – Wilkie Collins (La Femme en blanc)
46 Anne of Green Gables – Lucy Maud Montgomery (Anne… La Maison aux pignons verts)
47 Far From The Madding Crowd – Thomas Hardy (Barbara)
48 The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood (La Servante écarlate)
49 Lord of the Flies – William Golding (Sa Majesté des Mouches)
50 Atonement – Ian McEwan (Expiation)
51 Life of Pi – Yann Martel (Histoire de Pi)
52 Dune – Frank Herbert
53 Cold Comfort Farm – Stella Gibbons (La Ferme de froid accueil ?)
54 Sense and Sensibility – Jane Austen (Raison et Sentiments)
55 A Suitable Boy – Vikram Seth (Un Garçon convenable)
56 The Shadow of the Wind – Carlos Ruiz Zafon (L’Ombre du vent)
57 A Tale Of Two Cities – Charles Dickens (Le Conte de deux cités)
58 Brave New World – Aldous Huxley (Le Meilleur des Mondes)
59 The Curious Incident of the Dog in the Night-time – Mark Haddon (Le Bizarre Incident du chien pendant  la nuit)
60 Love In The Time Of Cholera – Gabriel Garcia Marquez (L’Amour aux temps du choléra)
61 Of Mice and Men – John Steinbeck (Des souris et des hommes)
62 Lolita – Vladimir Nabokov
63 The Secret History – Donna Tartt (Le Maître des illusions)
64 The Lovely Bones – Alice Sebold (La Nostalgie de l’ange)
65 Le Comte de Monte Cristo – Alexandre Dumas
66 On The Road – Jack Kerouac (Sur la route)
67 Jude the Obscure – Thomas Hardy (Jude l’obscur)
68 Bridget Jones’s Diary – Helen Fielding (Le journal de Bridget Jones)
69 Midnight’s Children – Salman Rushdie (Les enfants de minuit)
70 Moby Dick – Herman Melville
71 Oliver Twist – Charles Dickens
72 Dracula – Bram Stoker
73 The Secret Garden – Frances Hodgson Burnett (Le Jardin Secret)
74 Notes From A Small Island – Bill Bryson (Chroniques d’une petite île ? Non traduit ?)
75 Ulysses – James Joyce (Ulysse)
76 The Bell Jar – Sylvia Plath (La Cloche de détresse)
77 Swallows and Amazons – Arthur Ransome (Le Club des foulques ? Non traduit ?)
78 Germinal – Emile Zola
79 Vanity Fair – William Makepeace Thackeray (La Foire aux vanités)
80 Possession – AS Byatt
81 A Christmas Carol – Charles Dickens (Un Conte de Noël)
82 Cloud Atlas – David Mitchell (Cartographie des nuages)
83 The Color Purple – Alice Walker (La Couleur Pourpre)
84 The Remains of the Day – Kazuo Ishiguro (Les Vestiges du Jour)
85 Madame Bovary – Gustave Flaubert
86 A Fine Balance – Rohinton Mistry (L’Equilibre du monde)
87 Charlotte’s Web – EB White (La Toile de Charlotte)
88 The Five People You Meet In Heaven – Mitch Albom (Les Cinq Personnes que j’ai rencontrées là-haut)
89 Adventures of Sherlock Holmes – Sir Arthur Conan Doyle (Les Aventures de Sherlock Holmes)
90 The Faraway Tree Collection – Enid Blyton (La Forêt enchantée)
91 Heart of Darkness – Joseph Conrad (Au coeur des ténèbres)
92 Le Petit Prince – Antoine De Saint-Exupéry
93 The Wasp Factory – Iain Banks (Le Seigneur des guêpes)
94 Watership Down – Richard Adams (Les Garennes de Watership Down)
95 A Confederacy of Dunces – John Kennedy Toole (La Conjuration des imbéciles)
96 A Town Like Alice – Nevil Shute (Le Testament)
97 Les Trois Mousquetaires – Alexandre Dumas (mais j’ai lu Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne)
98 Hamlet – William Shakespeare
99 Charlie and the Chocolate Factory – Roal Dahl (Charlie et la chocolaterie)
100 Les Misérables – Victor Hugo

Sinon, je lis, je glande, je vous conseille, si vous passez à Paris Le Parc sur des musiques de Mozart, dans la catégorie divertissement léger et La Troisième Symphonie de Gustav Mahler chorégraphiée par un certain John Neumeier si vous aimez les ballets plus contemporains (oui j’y connais rien alors c’est un peu succint, mais au moins j’ai pu voir à quoi ressemblait l’intérieur de l’Opéra Bastille). Sinon on m’a dit que Werther c’était très bien. Le salon du livre est terminé mais l’exposition Wahrol au Grand Palais ouvre aujourd’hui. Sinon moi, si je vais en cours ? Vous n’y pensez pas.

 

Once again janvier 19, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 8:05

Revoir des gens.
Trainer aux cafés.
Partir à Stockholm.
Boire des verres.
Lire des romans.
Aller skier.
Ne rien faire.

C’est les vacances.

 

De la Littérature et autres réflexions ferroviaires janvier 8, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 12:10

Étudier la littérature empêche d’en faire. On analyse le texte avant de l’écrire. Je n’ai jamais moins écrit que depuis un an et demi, même la lecture est devenue plus difficile. Hors des périodes de vacances où j’arrive encore à me détacher de l’oppressant carcan de l’étude raisonnée du texte pour lire un roman, le lire et l’apprécier en fonction de critères purement subjectifs, les miens, voire mieux, sans critères du tout, par pur ressenti, je suis de plus en plus incapable de vibrer pour la littérature parce que je passe mon temps à en décortiquer les mécanismes. Les études littéraires devraient, dans l’idéal, nous aider à mieux comprendre les textes que nous lisons. C’est peut-être vrai, dans une certaine mesure, mais est-ce un bien ? L’idéal humaniste qui sous-tend le principe d’étude, quel qu’en soit le domaine, présuppose que le savoir est toujours et sans réserve préférable à l’ignorance. Réflexion inachevée, cela va sans dire, je n’ai pas très envie de creuser pour l’instant pour voir où elle m’amène exactement.

Qu’est-ce que l’ouverture d’esprit ? Si l’ouverture d’esprit consiste à savoir remettre en jeu ses certitudes, est-ce qu’avoir des idées intolérantes mais être prêt à les voir contestées c’est faire preuve d’ouverture d’esprit ? Succint mais clair, rien à voir avec la liberté d’expression en fait

Il ne peut pas y avoir de téléologie en histoire parce qu’on ne peut pas prévoir l’avenir. Ce n’est pas parce qu’on peut déterminer les conséquences effectives d’un événement qu’elles en sont les conséquences nécessaires. Si les conséquences d’un acte étaient toujours nécessaires, elles seraient prévisibles (la Révolution n’aurait jamais eu lieu et la France serait toujours une monarchie). La difficulté c’est que ce fonctionnement des choses n’est pas aléatoire et n’exclut pas du tout les relations causales, simplement certaines causes produisent certains effets qui ne sont pas prévisibles mais qui découlent bien de causes logiques.
Les choses fonctionnent différemment en Littérature. Dans les récits de fiction, les causes produisent des effets déterminés. Il n’y a pas de nécessité historique, il y a une nécessité romanesque. L’histoire n’a pas de sens, ce sont les historiens qui lui en donnent un. Le roman a un sens, l’auteur, même s’il refuse de s’y soumettre, le reconnaît, parfois implicitement par son refus J’enfonce des portes ouvertes mais j’avais envie d’écrire cette évidence

Les adeptes des psychotropes prétendent parfois que ces derniers les font réfléchir mieux, pousser leurs réflexions plus loin, élaborer des théories qu’ils ne pourraient concevoir sobre. De ce que j’ai pu observer, il est vrai que dans ces moments-là on a l’impression que tout ce qu’on pense est intelligent, mais dans mon cas, toutes les théories que j’échafaude avec fierté sont immédiatement discriminées dans mon esprit par la pensée déprimante que je suis défoncée, que mon cerveau est moins performant, que mes si belles théories sont donc soit simplistes soit idiotes, ergo ce n’est même pas la peine d’essayer de m’en souvenir. Mon dialogue intérieur revient donc à
« Ah c’est intéressant ça, faut que je m’en souvienne » « Arrête de penser que tu es intelligente, tu es défoncée, tu es idiote, ta théorie ne vaut rien ! », tout ça en boucle, d’une nouvelle idée à une nouvelle idée.

Ce qui est génial dans ces différentes réflexions (enfin génial pour moi) c’est qu’elles sont toutes nées à des moments différents en réaction a quelque chose d’assez précis mais qu’elles ont toutes été matérialisées dimanche 7 décembre, après-midi, dans le train et qu’elles correspondent toutes à un aspect parcellaire de mon état d’esprit de ces derniers temps, une espèce de pointe émergée de l’iceberg si l’on veut. Il manque juste la dernière, une réflexion politique dont la formulation ne me satisfait pas du tout pour l’instant, la matière du prochain voyage peut être ? Rien à dire, plus une histoire d’expérience qu’autre chose

 

Où l’on apprend ce que la rédactrice pense des nouveaux iPods (ou “tu ferais pas mieux de bosser non?”) septembre 10, 2008

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 9:35
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Oh je sais pas, je sais pas. En général je regarde les sorties des nouveaux produits macs d’un oeil intéressé mais pas concerné, tant qu’il ne s’agit pas pour moi de changer mon iPod ou mon iBook.
Cette fois-ci, peut être par désoeuvrement, j’ai été y voir de plus près et je ne sais qu’en penser.

Commençons par le plus simple, les “Touch”. Je ne connais pas assez bien les anciens pour m’apercevoir des changements cosmétiques du nouveau, la seule différence notable (et appréciable) me parait être le rabais du prix.

Les “classiques” se contentent désormais d’un modèle unique à 120Go, mon seul point de comparaison est celui de ma soeur, 30Go, désormais vieux de deux générations. Le nouveau (qui n’a pas changé d’esthétique depuis le précédent) me parait plus lourd et plus épais (ce qui finalement selon les données trouvées sur wikipedia est une illusion), tout ça pour une mémoire de 120Go, inutile en ce qui me concerne, je n’ai jamais réussi à accumuler plus de 15Go de musique et je n’utiliserais jamais la fonction vidéo sur un écran de 2.5 pouces (“regardez vos photos sur grand écran” la bonne blague).

Et voilà là où le bât blesse, les “Nano”. Les nouvelles couleurs me plaisent bien plus que les précédentes pastel, le format est le même que mon nano noir 8Go, mais sans l’avoir eu en main, je le trouve moche. L’écran est trop grand et graphiquement parlant la molette est trop basse et l’ensemble me parait trop alongé. L’avantage du précédent, malgré son design carré moins pratique était que l’écran était posé à l’horizontale au dessus de la molette et donnait une impression d’équilibre. Avec l’écran vertical, sur un produit déjà vertical, je le trouve déséquilibré ; et je ne suis pas sûre d’être non plus convaincue par ses “nouvelles courbes”, je préfère l’ovale de mon nano que le côté bombé de l’ovoïde de celui-ci. Par contre il existe désormais en 16Go ce qui pour mon usage personnel me parait être la mémoire adéquate (mais à ce prix, autant presque choisir un “touch”). La fonction “shake”, bien que marrante, me paraît relever du pur gadgetisme.

Je serais tentée par contre de voir ce que peut donner la fonction “genius” (présente sur tous les iPods) sensée générer des listes de lecture intelligentes (et sur quelles ressemblances entre deux morceaux de musiques elle se base, le rythme? la fréquence?)

À savoir : je fais de mon baladeur mp3 un usage on ne peut plus basique, j’y écoute et j’y stocke de la musique ; pas de photos, pas de jeux, pas de calendrier, et même mon horloge n’y est pas à l’heure. Ce qui explique pourquoi certaines fonctionnalités me passent carrément au-dessus.
Ah et je n’ai pas l’intention de changer mon iPod tant qu’il marche, je me renseigne (et je m’ennuie) c’est tout.

Ce moment de détente vous a été offert par la Ville de Genève.

 

Federer le mal-aimé mai 27, 2008

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 11:28
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Hier matin à la radio, ils ont fait un petit dossier spécial “Roger Federer” que j’ai écouté de mon lit d’une oreille endormie jusqu’à cette phrase qui m’a tiré de mon sommeil : “c’est étonnant mais en Suisse, Federer n’est pas reconnu à sa juste valeur.”
Ah bon? J’en apprend tous les jours. Quelqu’un peut-il me confirmer que depuis que j’ai quitté la Suisse, notre champion national a sombré dans le désamour, voire l’anonymat le plus complet?
(France Inter a l’excuse d’avoir pris comme témoignage celui d’un journaliste du Matin, ce dernier n’en a aucune)

P.S: J’ai grave envie d’un starbucks, j’en dors même plus
P.P.S: Ouais, c’est pas brillant mais parfois j’utilise des mots comme “grave” au mépris de toute règle grammaticale
P.P.S: Miya, si j’ai regardé Rome à la place de Doctor Who c’est que j’y arrive pas. Je comprend pas, il veut pas mon ordi. Aide-moi!

 

Capacité d’adaptation mars 26, 2008

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 11:48

Il y a quelques mois déjà, j’ai lu un roman de Jonathan Tropper, “Le livre de Joe“.

L’histoire est celle de Joe Goffman, jeune écrivain qui vit à New-York. Il a connu le succès avec son premier (et unique) roman, Bush Falls. Dans ce roman il fait le portrait vitriolé de sa jeunesse dans une petite ville de province et des habitants qu’il a alors cotoyés. Il reçoit un jour un coup de fil de son frère pour lui annoncer que son père est malade et il lui demande de venir à son chevet. Joe, qui n’a jamais remis les pieds à Bush Falls depuis la publication de son roman, n’y est, évidemment, pas attendu avec bienveillance.

Tout au long de cet ouvrage, plutôt divertissant par ailleurs, je me suis fait la reflexion qu’il semblait écrit pour être adapté au cinéma (et la mise en abime du début n’aide pas à dissiper cette impression, Bush Falls ayant été adapté au cinéma avec dans les rôles principaux Leonardo DiCaprio et Kirsten Dunst). L’histoire est bien ficelée, et tiendrait bien en deux heures, les dialogues sont piquants, les personnages attachants et parfois caricaturaux, les situations parfois dramatiques, parfois burlesques et les rebondissements bien placés. A mon avis tous les ingrédients sont là pour un bon succès, pas trop mièvre (parce qu’on est un peu rebelles (dans le même genre que Juno), pas trop audacieux non plus (parce que c’est pas avec ça qu’on va révolutionner le 7ème art non plus).

Pourquoi je parle de ça? Parce qu’alors que j’avais toujours en tête cette possible adaptation par un cinéaste américain, je me suis demandé ce qui se passerait si un réalisateur français voulait se servir de cette histoire?

Et bizarrement, mon enthousiasme s’en trouvait tout à fait refroidi. Déjà je sens venir le téléfilm en prime time plutôt que le long métrage indépendant. Et suivant les règles du genre, les aspects “choquants” du scénario seraient soit gommés soit au contraire exacerbés mais dans le mauvais sens. C’est à dire, par exemple, que la scène où Joe fume un joint avec son neveu serait soit supprimée, soit serait montée d’une façon excessivement dramatique (peut être un bad trip bien effrayant?) pour bien montrer que les producteurs/réalisateurs du téléfilm sont totalement contre la consommation des substances illicites et tout et tout, bien sûr. Dans le même style on a le béguin de Joe pour la mère de son meilleur ami, ou encore l’homosexuel séropositif.

Mais surtout, je me suis demandée si ce décalage ne venait pas du mélange des genres évident de cette histoire. J’ai l’impression que les fictions francophones (grosse généralisation en perspective) mélangent trop rarement comédie et drame. Si, dans leur histoire il y a un mort, une maladie grave ou un adolescent paumé, paf, ils en font un téléfilm noir, totalement depressif, réaliste jusqu’à l’excès et se terminant mal (la mort du protagoniste par exemple). Ou alors, mieux, ils gomment tout ces aspects et en font une bonne comédie outrancière (type: les bronzés, les visiteurs). Mais jamais ils ne mélangent les deux, jamais ils ne font un téléfilm drôle mais sans outrance avec ses moments d’émotion bien placés et une fin douce-amère (Clara Sheller fait peut être exception).

Ou alors je suis totalement à côté de la plaque et “Le livre de Joe” est un futur chef d’oeuvre du cinéma français.

Addendum: J’ai rédigé ce post il y a quelques mois déjà et ce soir je viens de trouver l’exemple pour l’étayer. Depuis que je suis à Paris je ne capte la télévision qu’à travers internet et je n’en profite presque jamais. Ce soir a fait exception et j’ai regardé sur France 2 le téléfilmSa Raison d’être (la télé est toujours en route et je viens d’apprendre que je suis dans les statistiques, les 16-24 ans regardent de moins en moins la télévision en Europe). Bon c’était pas une catastrophe, j’ai même plutôt aimé, mais alors il y a quand même pas mal de choses à améliorer.

Résumé: Bruno, Isabelle et Nicolas ont 20 ans en 1981. C’est le temps de leurs premières histoires d’amour. Mais c’est aussi le temps du SIDA. Bruno aime Isabelle, la soeur de Nicolas. Nicolas, lui, aime Bruno. Sa raison d’être est l’histoire de leur relation aux frontières de l’amour et de l’amitié. Autour d’eux il y a leurs familles, leurs amis et entre eux, Jeremy, l’enfant d’Isabelle qu’ils décident d’élever ensemble. A travers leurs rêves et leurs combats, c’est le portrait sur vingt ans d’une génération bousculée qui doit réinventer l’amour pour triompher de la mort. (allociné, je n’utilise pas d’expressions comme “réinventer l’amour pour triompher de la mort”)

1. Le téléfilm à thème c’est un peu gros. Ce soir c’était le sida (vous commencez à comprendre pourquoi j’ai regardé là…) parce que dans deux jours c’est le sidaction. Mais tout y passe, et pas de la façon la plus subtile: l’homosexualité, le sang contaminé, la bourgeoisie, le prolétariat, le racisme, le terrorisme, l’homoparentalité, la drogue et j’en passe…
2. Les dialogues, c’est toujours là que le bât blesse en français pour ma part. Je n’ai plus d’exemples en tête mais avec une langue comme le français il est possible de faire des réparties un peu plus originales non?
3. Les messages pédagogiques sont dissimulés dans le scénario avec la discrétion d’un char d’assaut rose bonbon. Donc on résume, il faut se protéger, il ne faut pas discriminer les séropositifs, on attrape le sida par le sperme et le sang (je sais, ça n’était pas aussi évident à l’époque), ça ne touche pas que les homos, etc.
Et en vrac, les acteurs ne sont pas toujours convaincants quand il s’agit d’être vraiment émus (et avec un scénario comme celui-ci, rassurez-vous, il le sont souvent), il n’y a pas un gramme d’humour (oui oui c’est un sujet sérieux mais enfin, il n’est pas interdit de nous faire ne serait-ce que sourire), la voix off du narrateur est inutile (on comprend ce qu’on voit, les messages sont assez clairs) et certains euphémismes sont bizarres (depuis quand macho est-il devenu un synonyme d’intolérant?).

Bref, tout ça pour dire que c’est pas encore gagné pour que j’écrive une critique pas trop soporifique. Bon demain vous aurez droit à mes déboires ménager, ça sera plus drôle.

 

Questions février 26, 2008

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 10:11

Est-ce que je continue à m’acharner sur mon lecteur pour regarder des dvd ou est-ce que je finis la lecture des Egarements du coeur et de l’esprit ?

Est-ce que je commande un MacBook Air sans lecteur cd/dvd alors que la seule chose qui ne marche pas sur mon iBook c’est le lecteur cd/dvd?

Est-ce que j’accepte un boulôt intéressant mais chronophage?

Est-ce que je fais une liste de chose à faire demain, sachant qu’elle ne sera pas suivie, ou pas, sachant que je ne ferais rien sans ça?

Est-ce que je retrouverai l’inspiration pour ce blog?

Est-ce qu’un jour je saurai comment prendre une décision?