Vous n’êtes pas sans l’ignorer, depuis le premier janvier de cette année, il est ici interdit de fumer dans les lieux publics. J’ai donc testé ce week-end, les bars sans fumée, en tant que non-fumeuse.
Premier bar, tout va bien. C’est plutôt sympa de ne pas sentir la fumée durant la soirée et en rentrant, sur ses vêtements. Tous les cocktails sont servis avec une de ces petites bougies magiques qui font des étincelles et qui semblent bizarrement neutraliser les odeurs générales. Par contre, le désavantage d’être la seule non-fumeuse c’est qu’il arrive forcément un moment (voire même plusieurs, si la soirée se prolonge) où tous les fumeurs décident que “it’s clope time” et s’en vont s’adonner à leur vice dehors. À moins d’avoir envie de faire le pied de grue dans le froid (et la fumée retrouvée pour l’occasion), il ne vous reste plus qu’à siroter votre cocktail toute seule (en plus on râte les conciliabules palpitants qui se tiennent à ce moment-là, souvenez vous de la pauvre Rachel dans Friends).
Deuxième bar, plus bondé que le premier (et visiblement moins bien aéré), la différence est perceptible instantanément. Ca ne sent toujours pas la cigarette, mais on découvre ici toutes les odeurs généralement masquées par la fumée, et l’être humain en dégage plus qu’on ne le croit! Bref, ça sent la transpiration, et c’est plutôt désagréable. Le pire, c’est la salle du bas qui fait aussi piste de danse. 50 personnes qui se trémoussent dans une espèce de cave mal aérée, c’est olfactivement au delà du supportable. Comme d’habitude, les fumeurs s’exilent en groupe, mais sur le coup on est tenté de les suivre.
Bon évidemment, ici, le moindre fraudeur est très facilement localisable, la moindre odeur distincte de la sueur étant immédiatement détectable dans cette ambiance moite, mais je doute que personne ne le dénonce, la fumée de cigarette aparaissant ici comme une délivrance.
Bref, je ne sais que penser de cette loi, (sur laquelle on devra voter bientôt aussi à Genève si je ne me trompe pas) au delà, bien sûr, de l’aspect médical, le plus convaincant à mes yeux. Autant je suis ravie pour les restaurants, voire même les cafés (même si le Starbucks est déjà non-fumeur) autant si c’est pour que dans les bars un peu trop fréquentés la transpiration remplace la fumée de cigarette, je suis pas sûre d’y gagner au change.
Et puis, oserais-je l’avouer? je trouve très séduisant un homme qui fume.

Moi aussi j’ai tjrs trouvée qu’un homme qui fume fesait virile! (Il y a plein d’autre magnière de l’être! Et je ne dit pas qu’un mioche de 12 ans en train de fumer serais virile. Mais, je trouve qu’a certain, la cigarette a la main leur va bien!)