Miscellanées de ma vie parisienne

“On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose” E.M Cioran

Universités, grèves et réformes (partie 2) mai 13, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 12:00

La Grève

Qu’est-ce que la Grève ?

Parlers des français et de la grève nécessiterait, plus qu’un post de blog, une thèse sociologique en plusieurs volumes. Je me permet juste de rappeler que, dans un pays où les dirigeants confondent referendum et plébiscite, c’est le seul moyen dont ils disposent pour contester une loi (ah si, ils pourraient compter sur l’opposition, mais bon… vous avez vu des socialistes efficaces vous ? A part au premier vote sur Hadopi ?).

Ce qui me permet d’ouvrir une parenthèse sur un sujet qui ne cesse de me fasciner, la psyché d’un peuple qui place un nombre impressionant de pouvoirs dans la main d’un seul dirigeant, à charge pour lui de résoudre tous les problèmes et le voue aux gémonies s’il échoue (Napoléon, Napoléon III, de Gaulle…)* On retrouve ce besoin de l’homme providentiel lorsqu’on entend soupirer les commentateurs politiques ou les socialistes “ce qu’il nous faudrait c’est un Obama français”. Mais non, ce qu’ils vous faudrait c’est un moyen efficace de contester vos lois sans ressortir les banderoles et réclamer la tête de son signataire à chaque occasion. Fin de la parenthèse.

* On pourra me dire que les français n’ont pas réellement porté démocratiquement tous ces types au pouvoir (quoique…) mais dès que je retrouve mes notes de philo pol. je vous indique quel théoricien estimait que la soumission consentie aux lois d’un dirigeant équivalait à une reconnaissance de fait de sa légitimité par le peuple.

Donc la grève est une cessation volontaire du travail dans le but d’une revendication professionnelle. Dans le cas qui nous concerne, les professeurs ont arrêté depuis le 9 février d’assurer leurs cours et ont été rejoints par les BIATOSS (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé) et les étudiants (qui, évidemment, ne font pas grève au sens strict du terme, quoi qu’ils puissent revendiquer).

La contestation prend différentes formes qu’il s’agit ici de préciser.

Tout d’abord il y a la manifestation, classique et régulière, il y en a eu un certain nombre depuis février (se joignant parfois à d’autres mécontents, comme les personnels hospitaliers le mois dernier, ou lors de la grande manifestation intersyndicale du premier mai).

Ensuite il y a la grève au sens strict, les professeurs cessent d’assurer leurs cours et les BIATOSS cessent le travail, ce qui entraîne la fermeture complète des lieux (d’où l’impossibilité pour les profs non-grévistes d’assurer leurs cours, et pour les étudiants d’aller même travailler à la bibliothèque). Je ne sais pas si ça rentre dans le cadre d’une grève classique, mais dans certaines universités, les professeurs “retiennent” les notes du premier semestre et ont refusé de rendre les maquettes des masters.

Il est peut être temps de dire un mot des AG (assemblées générales), sorte de landsgemeinde où se retrouvent les professeurs, les personnels ou les étudiants (et parfois les trois à la fois) où l’on discute et adopte des motions et ou l’on vote à main levé la reconduite de la grève (il faut essayer d’imaginer le bordel que ça représente, des centaines de personnes entassées dans des amphis trop petits et surchauffés, l’impossibilité de se faire entendre, la possibilité de se faire siffler si notre opinion n’est pas majoritaire). C’est dans ce coeur de la démocratie universitaire que se décide les différentes actions à mener (blocages essentiellement, la grève étant une action légitime et individuelle, nul besoin de l’assentiment d’une AG dont la légitimité n’est reconnue que par ceux qui le veulent bien, pour la continuer).

Ce qui m’ammène, en effet, à la question du blocage. Dans la liste imaginative des actions, celle-ci n’est pas la moins contestée. Il s’agit pour les professeurs et les étudiants, lorsque la faculté est ouverte de la bloquer de toutes les manières imaginables, de façon à empêcher la tenue des cours (deux méthodes essentiellement, le blocage humain devant la porte version “You shall not pass” ; le “printemps des chaises” ou autre surnoms poétiques, consistant tout simplement à sortir tables et chaises des salles de classes et s’en servir pour bloquer les couloirs et, évidemment, rendre les salles inutilisables).

La dernière méthode de contestation, c’est les actions alternatives, les happenings divers. Ici tout est permis, cours publics, lectures de la Princesses de Clèves (ou autre texte classique), ronde des obstinés, représentations théâtrales et j’en passe.

Au passage je tiens à signaler que pour des raisons pratiques (impossible avec les blocages et fermetures de savoir qui fait réellement grève), les enseignants et le personnel sont toujours payés pendant la grève.

Qui fait grève et pourquoi ?

Je l’ai dit, les professeurs ont été les premiers à faire grève, pour protester contre les deux décrets déjà décrits. Celui sur les enseignants-chercheurs les concernant directement, et celui sur la masterisation leur déplaisant, surtout qu’il leur incombait de le mettre en application.

Les étudiants n’ont pas tardé à suivre, déjà parce que dans un futur plus ou moins proche, les deux décrets pourraient les concerner, ensuite parce qu’ils n’ont pas digéré la LRU (Loi sur la Responsabilité des Universités), promulguée l’année dernière et qui avait déjà entrainée une vague, avortée, de protestation, à l’automne 2007.

Le personnel (BIATOSS), c’est plus complexe. Il n’est directement menacé par aucun des deux décrets. Néanmoins, la LRU a rogné ses prérogatives (notamment sa représentation au Conseil d’Administration de l’université) et il craint, à moyen terme, que ses postes, dans les mesures d’économies à prendre, soient les premiers supprimés, la ministre s’étant engagé à ne pas supprimer de poste d’enseignants jusqu’à 2011 (je crois). Ils ne font pas grève pour une raison précise, mais parce qu’ils se sentent menacés par la direction que prennent les réformes de l’université.

Pourquoi la grève dure ?

Parce qu’elle ne dérange personne. Développons. Si les employés d’une entreprise privée fait grève, la perte de productivité pour l’entreprise et le pays est immédiate et appelle une réponse rapide. Si un service public touchant un grand nombre de français fait grève (transports, hôpitaux, poste), l’effet est immédiat et les sensibilités de chacun concernées (en plus de la perte de productivité qui peut se répercuter sur l’ensemble du pays). Si les profs d’école primaire et secondaire font grève, une quantité d’enfants vont se retrouver en pleine journée sous la responsabilité de leurs parents, furieux, et qui dit parents dit potentiels électeurs (ce qui a incité Nicolas Sarkozy a exiger l’instauration d’un service minimum dans les écoles en cas de grève). Dans le cas des universités, les étudiants sont majeurs et sous leur responsabilité, la productivité du pays est intact, l’opinion ne se sent pas concernée, et les étudiants et les professeurs représentent rarement un vivier d’électeurs de droite. Si on ajoute, comme je l’ai mentionné, que les profs sont toujours payés, la situation peut donc pourrir sur place.

Suite et fin (les conséquences et ma situation) demain j’imagine.

 

Universités, grèves et réformes (Partie 1) mai 11, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 8:53

J’imagine que vous attendiez tous avec une impatience fébrile mon analyse docte et posée de la grève qui paralyse les universités françaises depuis trois mois, à tel point que le Temps se fend même d’un article (d’un niveau bien en deça de celui que je vais vous proposer, qui a l’avantage d’adopter mon point de vue concerné et détaché à la fois (si je ne me jette pas de fleurs, qui le fera ?)) sur le sujet.

Les réformes

Le coeur du problème, la contestation est née de la présentation de deux projets, non pas de loi, mais de décret, ce qui signifie qu’ils ne sont pas débattus à l’Assemblée Nationale et au Sénat, mais uniquement, dans le cas qui nous concerne, adopté par le Conseil des Ministres et le Conseil d’Etat (la plus haute juridiction administrative, si je comprends bien). Ces deux décrets sont
- La “masterisation” des concours de l’enseignement
- La réforme du statut des enseignants-chercheurs

La “masterisation” des concours de l’enseignement

La formation avant/après

Jusqu’à aujourd’hui pour devenir prof au niveau du collège et du lycée, il faut passer un concours, le CAPES (pour Certificat d’Aptitude de Professeur des Ecoles Supérieures) ou CAPET (T pour Technique, dans le cas d’un enseignement technique donc).
Il peut aussi passer l’Agrégation qui est un concours d’un autre niveau, qui permet également d’enseigner à l’université mais je n’en parle pas ici, tout simplement parce que ce concours n’est pas concerné par la réforme.

Pour passer le CAPES, il faut être titulaire d’une licence (bachelor) en trois ans (180 ects). En général, après cette licence, le candidat intègre un IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) qui pendant une année le prépare au concours, qu’il passe en juin, à travers des enseignements à la fois professionnalisants et pédagogiques. La deuxième année de formation, sous réserve de réussite au concours, est réservée à un stage rémunéré (288h) et à des activités de formation (2 jours par semaine). Le CAPES est décerné une fois le stage validé.
À noter qu’il est aussi possible de passer le concours sans préparation officielle, en candidat libre.
La réforme prévoit de changer ce système. La licence ne serait plus suffisante pour passer le CAPES, il faudrait désormais un master. La formation se passerait comme ceci. Après la licence, le candidat s’inscrirait en M1 (première année de Master), il serait tenu de réussir cette année, de passer en M2 et à ce moment de s’inscrire au concours. La délivrance du CAPES serait conditionné par la réussite au concours, la réussite du Master (et donc du mémoire y étant attaché) et un stage durant le deuxième semestre du M2.

Les oppositions

Les opposants à cette réforme dénoncent le fait qu’elle met directement en charge de classe des professeurs qui n’auront eu comme seule formation pratique qu’un stage de quelques semaines. C’est à mon avis la critique la plus pertinente et la plus juste de cette formation.

Les opposants soulignent aussi la collision à la fin du M2, des examens de Master, du mémoire à rédiger et du concours. J’acquiesce mais constate qu’il s’agit seulement d’une question, certes gênante, de calendrier. Ce dernier me paraît en l’espèce en mesure d’être révisé. Dans le cas où le concours n’interviendrait plus après une année spécifique de préparation, il devrait, de mon point de vue, pouvoir être avancé.

Un des derniers reproches que j’ai lu est que ce nouveau système rallongerait la durée des études et occasionnerait des frais supplémentaires notables pour les élèves concernés. Dans l’absolu, la durée effective de la formation reste inchangée mais l’année de stage rémunérée tombant, les frais s’accroissent quand les revenus reculent.
Disons-le tout net, je ne pense pas que cette objection, quoique réelle, puisse entrer en considération dans l’examen du décret. Le problème très concret des ressources nécessaires aux étudiants pour leurs études doit être résolu par tous les moyens envisageables (bourses, emplois jeunes, logements étudiants) exceptés ceux qui agiraient directement sur la qualité de leur formation.

Commentaires

Une des raisons qui, de l’avis général, a motivé cette réforme est d’ordre pécuniaire. Les IUFM sont des structures couteuses, mobilisant d’autres ressources que les universités, et l’année de stage est à la charge de l’Etat. Le nouveau décret permettrait donc au ministère de l’Education Nationale d’économiser les rémunérations des 5000 stagiaires et au ministère de l’Enseignement Supérieur, une partie des frais de fonctionnement des IUFM, les universités prenant en charge les masters, une structure étant moins coûteuse que deux.

La question qui se posait était la nature de ces masters (labellisés “enseignements”) supposés prépares les étudiants au CAPES. Le ministère avait demandé aux universités d’y travailler et de leur soumettre des maquettes, ce que les enseignants, se mettant en grève, ont bien sûr refusé de faire, ce qui pose des problèmes très concrets pour les élèves envisageant d’être candidats dans un futur proche (2010-2011).

Un autre point de vue

Si les français se plaignent de la longueur de leur formation d’enseignant du supérieur, il n’est pas inintéressant de regarder ce qui se fait ailleurs, et en premier lieu, à Genève. Tout commence par un bachelor (=licence de 180 crédits) et l’obligation d’être inscrit à un master et d’avoir déjà validé 45 crédits (un ou deux semestres donc ?) À partir de là, l’élève peut effectuer un Certificat Complémentaire en didactique de la discipline et sciences de l’éducation (CC) comprenant des cours et un stage de 20h (en parallèle de son master, si j’ai bien compris). Une fois le master et le CC obtenus, le candidat doit (peut ?) encore s’inscrire à la Maitrise universitaire d’études Avancées en enseignement Secondaire (MAS), formation théorique et pratique en un an (60 crédits). Total, 6 ans, minimum.

comparaison des trois formations

Comparaison des trois formations

J’ai bien conscience de la laideur terrifiante et du manque de légende de ce schéma fait en cinq minutes avec apple works et je prie le sens esthétique surdéveloppé de mes lecteurs de me pardonner. En haut, la France maintenant, au milieu, la France du Futur, en bas, la Suisse (Genève tout du moins).

La réforme du statut des enseignants-chercheurs

Je n’ai pas trouvé de renseignements aussi clairs concernant ce décret que pour le précédent. Vous excuserez (encore) donc mon analyse plus rapide de celui-ci. Les enseignants-chercheurs partagent leur temps de travail, comme leur nom l’indique, entre l’enseignement (192 h de cours in praesentia, les examens et les corrections) et la recherche (articles, colloques, conférences, publication). Avec la réforme, les profs dont les recherches auront été jugées insuffisantes (par qui ? sur quels critères ? Aucune idée) devront assurer plus d’heures de cours.

Il y a aussi un sombre changement dans le mode d’évaluation prévu tout au long de la carrière de ces enseignants mais je n’ai pu en savoir plus.

Deux réflexions me sont venues.

- Comment évalue-t-on les profs et leurs recherches ? (spécialement en sciences humaines).

- Pourquoi ceux-ci dénoncent-ils cette réforme au pretexte qu’elle présente l’enseignement comme une punition si ça n’en est pas une ? En d’autres termes, pourquoi se plaignent-ils de peut être devoir enseigner plus si ça ne les dérange pas ?

Je reste perplexe.

(La suite bientôt, si ça vous intéresse)

 

Cultivons-nous un peu en attendant la fin de la grève mars 18, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 7:32

Un meme piqué à Miya.
[bold those books you've read in their entirety, italicize the ones you started but didn't finish.]
(Mettez en gras les livres que vous avez lu, en italique ceux que vous avez commencé sans jamais finir.)

1 Pride and Prejudice – Jane Austen (Orgueil et Préjugés)
2 The Lord of the Rings – JRR Tolkien (Le Seigneur des Anneaux)
3 Jane Eyre – Charlotte Bronte
4 Harry Potter series – JK Rowling
5 To Kill a Mockingbird – Harper Lee (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur)
6 The Bible (La Bible)
7 Wuthering Heights – Emily Bronte (Les Hauts de Hurlevent)
8 Nineteen Eighty Four – George Orwell (1984)
9 His Dark Materials – Philip Pullman (La Croisée des Mondes)
10 Great Expectations – Charles Dickens (De Grandes Espérances)
11 Little Women – Louisa M Alcott (Les Quatre Filles du Dr March)
12 Tess of the D’Urbervilles – Thomas Hardy (Tess d’Ubervilles)
13 Catch 22 – Joseph Heller
14 Complete Works of Shakespeare (Les oeuvres complètes de Shakespeare)
15 Rebecca – Daphné Du Maurier
16 The Hobbit – JRR Tolkien (Bilbo le Hobbit)
17 Birdsong – Sebastian Faulks (non traduit en français ?)
18 Catcher in the Rye – JD Salinger (L’Attrape-coeur)
19 The Time Traveller’s Wife – Audrey Niffenegger (Le Temps n’est rien)
20 Middlemarch – George Eliot
21 Gone With The Wind – Margaret Mitchell (Autant en emporte le vent)
22 The Great Gatsby – F Scott Fitzgerald (Gatsby le magnifique)
23 Bleak House – Charles Dickens
24 War and Peace – Leo Tolstoy (Guerre et Paix)
25 The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy – Douglas Adams (Le Guide du voyageur galactique)
26 Brideshead Revisited – Evelyn Waugh (Retour à Brideshead)
27 Crime and Punishment – Fyodor Dostoyevsky (Crime et Châtiment)
28 Grapes of Wrath – John Steinbeck (Les Raisins de la colère)
29 Alice in Wonderland – Lewis Carroll (Alice au pays des merveilles)
30 The Wind in the Willows – Kenneth Grahame (Le Vent dans les saules)
31 Anna Karenina – Leo Tolstoy (Anna Karénine)
32 David Copperfield – Charles Dickens
33 Chronicles of Narnia – CS Lewis (Les Chroniques de Narnia) (Miya si tu me prêtes la suite… ^^)
34 Emma – Jane Austen
35 Persuasion – Jane Austen
36 The Lion, The Witch and The Wardrobe – CS Lewis (Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique)
37 The Kite Runner – Khaled Hosseini (Les Cerfs-volants de Kaboul)
38 Captain Corelli’s Mandolin – Louis De Bernieres (La Mandoline du capitaine Corelli)
39 Memoirs of a Geisha – Arthur Golden (Geisha)
40 Winnie the Pooh – AA Milne (Winnie l’ourson)
41 Animal Farm – George Orwell (La ferme des animaux) (mais j’ai vu le dessin animé, quel traumatisme…)
42 The Da Vinci Code – Dan Brown (Da Vinci Code)
43 One Hundred Years of Solitude – Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude)
44 A Prayer for Owen Meaney – John Irving (Une prière pour Owen)
45 The Woman in White – Wilkie Collins (La Femme en blanc)
46 Anne of Green Gables – Lucy Maud Montgomery (Anne… La Maison aux pignons verts)
47 Far From The Madding Crowd – Thomas Hardy (Barbara)
48 The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood (La Servante écarlate)
49 Lord of the Flies – William Golding (Sa Majesté des Mouches)
50 Atonement – Ian McEwan (Expiation)
51 Life of Pi – Yann Martel (Histoire de Pi)
52 Dune – Frank Herbert
53 Cold Comfort Farm – Stella Gibbons (La Ferme de froid accueil ?)
54 Sense and Sensibility – Jane Austen (Raison et Sentiments)
55 A Suitable Boy – Vikram Seth (Un Garçon convenable)
56 The Shadow of the Wind – Carlos Ruiz Zafon (L’Ombre du vent)
57 A Tale Of Two Cities – Charles Dickens (Le Conte de deux cités)
58 Brave New World – Aldous Huxley (Le Meilleur des Mondes)
59 The Curious Incident of the Dog in the Night-time – Mark Haddon (Le Bizarre Incident du chien pendant  la nuit)
60 Love In The Time Of Cholera – Gabriel Garcia Marquez (L’Amour aux temps du choléra)
61 Of Mice and Men – John Steinbeck (Des souris et des hommes)
62 Lolita – Vladimir Nabokov
63 The Secret History – Donna Tartt (Le Maître des illusions)
64 The Lovely Bones – Alice Sebold (La Nostalgie de l’ange)
65 Le Comte de Monte Cristo – Alexandre Dumas
66 On The Road – Jack Kerouac (Sur la route)
67 Jude the Obscure – Thomas Hardy (Jude l’obscur)
68 Bridget Jones’s Diary – Helen Fielding (Le journal de Bridget Jones)
69 Midnight’s Children – Salman Rushdie (Les enfants de minuit)
70 Moby Dick – Herman Melville
71 Oliver Twist – Charles Dickens
72 Dracula – Bram Stoker
73 The Secret Garden – Frances Hodgson Burnett (Le Jardin Secret)
74 Notes From A Small Island – Bill Bryson (Chroniques d’une petite île ? Non traduit ?)
75 Ulysses – James Joyce (Ulysse)
76 The Bell Jar – Sylvia Plath (La Cloche de détresse)
77 Swallows and Amazons – Arthur Ransome (Le Club des foulques ? Non traduit ?)
78 Germinal – Emile Zola
79 Vanity Fair – William Makepeace Thackeray (La Foire aux vanités)
80 Possession – AS Byatt
81 A Christmas Carol – Charles Dickens (Un Conte de Noël)
82 Cloud Atlas – David Mitchell (Cartographie des nuages)
83 The Color Purple – Alice Walker (La Couleur Pourpre)
84 The Remains of the Day – Kazuo Ishiguro (Les Vestiges du Jour)
85 Madame Bovary – Gustave Flaubert
86 A Fine Balance – Rohinton Mistry (L’Equilibre du monde)
87 Charlotte’s Web – EB White (La Toile de Charlotte)
88 The Five People You Meet In Heaven – Mitch Albom (Les Cinq Personnes que j’ai rencontrées là-haut)
89 Adventures of Sherlock Holmes – Sir Arthur Conan Doyle (Les Aventures de Sherlock Holmes)
90 The Faraway Tree Collection – Enid Blyton (La Forêt enchantée)
91 Heart of Darkness – Joseph Conrad (Au coeur des ténèbres)
92 Le Petit Prince – Antoine De Saint-Exupéry
93 The Wasp Factory – Iain Banks (Le Seigneur des guêpes)
94 Watership Down – Richard Adams (Les Garennes de Watership Down)
95 A Confederacy of Dunces – John Kennedy Toole (La Conjuration des imbéciles)
96 A Town Like Alice – Nevil Shute (Le Testament)
97 Les Trois Mousquetaires – Alexandre Dumas (mais j’ai lu Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne)
98 Hamlet – William Shakespeare
99 Charlie and the Chocolate Factory – Roal Dahl (Charlie et la chocolaterie)
100 Les Misérables – Victor Hugo

Sinon, je lis, je glande, je vous conseille, si vous passez à Paris Le Parc sur des musiques de Mozart, dans la catégorie divertissement léger et La Troisième Symphonie de Gustav Mahler chorégraphiée par un certain John Neumeier si vous aimez les ballets plus contemporains (oui j’y connais rien alors c’est un peu succint, mais au moins j’ai pu voir à quoi ressemblait l’intérieur de l’Opéra Bastille). Sinon on m’a dit que Werther c’était très bien. Le salon du livre est terminé mais l’exposition Wahrol au Grand Palais ouvre aujourd’hui. Sinon moi, si je vais en cours ? Vous n’y pensez pas.

 

Once again janvier 19, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 8:05

Revoir des gens.
Trainer aux cafés.
Partir à Stockholm.
Boire des verres.
Lire des romans.
Aller skier.
Ne rien faire.

C’est les vacances.

 

De la Littérature et autres réflexions ferroviaires janvier 8, 2009

Classé dans : Uncategorized — Layla @ 12:10

Étudier la littérature empêche d’en faire. On analyse le texte avant de l’écrire. Je n’ai jamais moins écrit que depuis un an et demi, même la lecture est devenue plus difficile. Hors des périodes de vacances où j’arrive encore à me détacher de l’oppressant carcan de l’étude raisonnée du texte pour lire un roman, le lire et l’apprécier en fonction de critères purement subjectifs, les miens, voire mieux, sans critères du tout, par pur ressenti, je suis de plus en plus incapable de vibrer pour la littérature parce que je passe mon temps à en décortiquer les mécanismes. Les études littéraires devraient, dans l’idéal, nous aider à mieux comprendre les textes que nous lisons. C’est peut-être vrai, dans une certaine mesure, mais est-ce un bien ? L’idéal humaniste qui sous-tend le principe d’étude, quel qu’en soit le domaine, présuppose que le savoir est toujours et sans réserve préférable à l’ignorance. Réflexion inachevée, cela va sans dire, je n’ai pas très envie de creuser pour l’instant pour voir où elle m’amène exactement.

Qu’est-ce que l’ouverture d’esprit ? Si l’ouverture d’esprit consiste à savoir remettre en jeu ses certitudes, est-ce qu’avoir des idées intolérantes mais être prêt à les voir contestées c’est faire preuve d’ouverture d’esprit ? Succint mais clair, rien à voir avec la liberté d’expression en fait

Il ne peut pas y avoir de téléologie en histoire parce qu’on ne peut pas prévoir l’avenir. Ce n’est pas parce qu’on peut déterminer les conséquences effectives d’un événement qu’elles en sont les conséquences nécessaires. Si les conséquences d’un acte étaient toujours nécessaires, elles seraient prévisibles (la Révolution n’aurait jamais eu lieu et la France serait toujours une monarchie). La difficulté c’est que ce fonctionnement des choses n’est pas aléatoire et n’exclut pas du tout les relations causales, simplement certaines causes produisent certains effets qui ne sont pas prévisibles mais qui découlent bien de causes logiques.
Les choses fonctionnent différemment en Littérature. Dans les récits de fiction, les causes produisent des effets déterminés. Il n’y a pas de nécessité historique, il y a une nécessité romanesque. L’histoire n’a pas de sens, ce sont les historiens qui lui en donnent un. Le roman a un sens, l’auteur, même s’il refuse de s’y soumettre, le reconnaît, parfois implicitement par son refus J’enfonce des portes ouvertes mais j’avais envie d’écrire cette évidence

Les adeptes des psychotropes prétendent parfois que ces derniers les font réfléchir mieux, pousser leurs réflexions plus loin, élaborer des théories qu’ils ne pourraient concevoir sobre. De ce que j’ai pu observer, il est vrai que dans ces moments-là on a l’impression que tout ce qu’on pense est intelligent, mais dans mon cas, toutes les théories que j’échafaude avec fierté sont immédiatement discriminées dans mon esprit par la pensée déprimante que je suis défoncée, que mon cerveau est moins performant, que mes si belles théories sont donc soit simplistes soit idiotes, ergo ce n’est même pas la peine d’essayer de m’en souvenir. Mon dialogue intérieur revient donc à
« Ah c’est intéressant ça, faut que je m’en souvienne » « Arrête de penser que tu es intelligente, tu es défoncée, tu es idiote, ta théorie ne vaut rien ! », tout ça en boucle, d’une nouvelle idée à une nouvelle idée.

Ce qui est génial dans ces différentes réflexions (enfin génial pour moi) c’est qu’elles sont toutes nées à des moments différents en réaction a quelque chose d’assez précis mais qu’elles ont toutes été matérialisées dimanche 7 décembre, après-midi, dans le train et qu’elles correspondent toutes à un aspect parcellaire de mon état d’esprit de ces derniers temps, une espèce de pointe émergée de l’iceberg si l’on veut. Il manque juste la dernière, une réflexion politique dont la formulation ne me satisfait pas du tout pour l’instant, la matière du prochain voyage peut être ? Rien à dire, plus une histoire d’expérience qu’autre chose

 

La minute où je donne mon avis novembre 30, 2008

Classé dans : En vrac, Paris — Layla @ 7:02
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Bon ça suffit, ça fait des mois que je me retiens de me prononcer sur ce sujet, mais là ça m’énerve.
La réforme de l’audiovisuel public, aussi appelée suppression de la publicité sur la télévision (et la radio) publique ou encore, prise de contrôle des chaînes étatiques par le pouvoir en place, me gonfle profondément.
Je ne vais pas expliquer, ce que d’autres ont fait mieux que moi, en quoi je trouve cette réforme :
1. Inutile voire contre-productive dans ses buts avoués
2. Hypocrite et insupportable dans ses buts cachés

Mais la dernière interview de la ministre de la culture me parait quand même remarquable, même si ce n’est qu’une goutte d’eau dans le vase déjà plein de mon exaspération.
(source : lemonde.fr)
(l’interview dans le Journal du dimanche)
On apprend que le nouveau cahier des charges interdit la diffusion d’émissions de télé-réalité sur France Télévisions. Et ça m’énerve, l’interdiction d’une émission ou d’un type d’émission est, euphémisons gaiement, très éloignée de l’idée que je me fais d’une télévision “indépendante”.
De plus, peu après, Madame Albanel affirme sans rire, ce qui tient de la gageure en l’espèce, qu’il faut “avoir les moyens et l’imagination de créer des émissions qui ont marqué leur temps par leur nouveauté et leur impertinence. Aujourd’hui, c’est aussi le cas avec des programmes comme Plus belle la vie.” tout en refusant de prendre la BBC comme exemple (coupable d’abus de real-TV).
Plus Belle la Vie, marqueur de nouveauté et d’impertinence ?
Remontons le temps un instant. Ma dernière visite en Angleterre remonte à plus de cinq ans. Lors de ce séjour estival, ma homemother m’avait initié à son feuilleton préféré. Bonne âme, j’avais regardé quelques épisodes (insipides à mon goût mais là n’est pas le débat) avec elle de ce monument de la télé anglo-saxonne qu’est Coronation Street. Depuis 48 ans (!), ce soap-opera comble la ménagère anglaise de moins de cinquante ans d’intrigues alambiquées au réalisme douteux ayant toutes pour cadre la rue principale d’une petite ville fictive de la banlieue de Manchester et pour protagonistes, ses habitants. Diffusé quotidiennement, chaque épisode dure 22 minutes.
Lisons maintenant la présentation de Plus Belle la Vie que donne Wikipédia :

Plus belle la vie met en scène le quotidien des habitants d’un quartier imaginaire de Marseille : le Mistral.

Diffusé quotidiennement, chaque épisode dure 23 minutes.

Rien à voir, bien sûr. Pardon ? Le soap-opera est une des formes d’émissions les plus anciennes dans l’histoire de la télévision et ne saurait être présenté sans mauvaise foi comme une nouveauté ? Nooon (troisième paragraphe…)

Passons, si vous le voulez bien au substantif “impertinence”. Le Littré vous apprendra que l’impertinence est “le caractère” de ce qui “choque par la déraison ou par l’inconvenance”. La seule chose de déraisonnable dans le feuilleton dont il est question c’est le peu de policiers qui patrouillent dans ce quartier de Marseille, eu égard au nombre de meurtre qu’il s’y commet quotidiennement. Quand à y trouver quelque chose d’inconvenant, excepté son audience élevée…

En revanche, en 2001, il me semble, au vu de la controverse qu’elle a suscité, que l’arrivée de la première émission de télé-réalité en France a, sans aucun doute, “marqué son temps par sa nouveauté et son impertinence”, mais je m’égare.

(Sinon la BBC, en plus de produire d’horribles émissions de télé-poubelle qui ferait rougir les chastes dirigeants des télévisions françaises, publiques et privées confondues, a aussi comme spécialité les adaptations littéraires de tout style (d’ailleurs si quelqu’un sait ou je peux trouver la dernière, ça m’intéresse) ainsi que les séries originales (mais là je laisse Miya vous en parler), deux domaines ou les dirigeants français peuvent rougir… de honte)

 

Come on, come on, listen to the moneytalk novembre 20, 2008

Classé dans : Paris, Vie en Solitaire — Layla @ 1:06
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Ma banquière et moi sommes parvenues à un point critique de notre relation. J’ai bien tenté de renouer les liens par le dialogue mais devant son entêtement j’en suis à songer aux solutions plus extrêmes comme la rupture pure et simple. Jusqu’à présent nos contacts avaient été cordiaux, dans la mesure ou nous les évitions tout bonnement.
Même si j’avais déjà remarqué l’année dernière que les plafonds de retraits et de paiements de ma carte étaient ridiculement bas, comme je n’avais jamais eu besoin de plus j’avais décidé de ne pas m’en formaliser. Or, cette année ma carte a été refusée à plusieurs reprises pour des sommes dérisoires, bien que ma banque m’ait assuré qu’il n’y avait aucun problème. Néanmoins j’avais décidé qu’il serait plus simple de ne plus avoir à me soucier de ce genre de choses et de rehausser tout bêtement les limites de retrait et de paiement. Lors du rendez-vous que ma banquière et moi avons eu la semaine dernière, j’ai pu constater que ça n’était pas aussi simple que je l’escomptais. En effet ma financière et moi avons des conceptions radicalement différentes de ce que je devrais faire de l’argent placé sur mon compte ; j’aimerais pouvoir le dépenser, elle a très envie que je l’épargne. La discussion tournait donc comme ceci :
“J’ai vu que vous aviez pas mal d’argent pour un compte courant et que vous n’utilisez pas votre compte épargne…”
“Huhum…J’en ai pas besoin en fait”
“Mais vous savez que vous pourriez gagner de l’argent comme ça ? Notre offre pour les jeunes est très avantageuse…”
“Huhum, j’aimerais plutôt en dépenser en fait… D’ailleurs à propos on pourrait pas élever mes limites de paiement ?”
“Huhum… Je vais voir ce que je peux faire, ah ben non c’est pas possible de faire ça désolé… Sinon vous connaissez le livret A ?”
“…”
D’accord, j’avais perdu la première manche, mais je n’avais pas joué toutes mes cartes ; désormais je paie tout par chèque. Evidemment l’encaissement n’est pas immédiat, les petits commerces les acceptent rarement et les quinze filles derrière vous dans la file de H&M vous détestent mais certaines choses n’ont pas de prix (et pour tout le reste il y a mastercard votre carnet de chèque.)
Mais aujourd’hui, rentrant fatiguée des cours, je fais quelques courses de survie. Je n’ai pas le courage de dégainer mes précieux morceaux de papier et je me rabat sur ma carte bleue. Refusée.
Je fonce sur internet vérifier l’état de mes dépenses du mois, la limite fatidique a bien été atteinte. On est le 20, la fin du mois va être longue.

 

Qui chante pendant l’été danse pendant l’hiver novembre 14, 2008

Classé dans : En vrac, Paris — Layla @ 1:01
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Je n’ai pas vécu l’automne, je suis passée d’une fin d’été pluvieuse aux décorations brillantes dans rues, signe inéluctable de l’hiver.
- Et toi ma chérie, tu veux quoi pour Noël ?
- Des vacances d’été…

Un matin dans le métro, un garçon, moins de vingt ans, raconte avec humour à deux de ses copines qu’il a fait son coming out la veille. La révélation n’a pas été accueillie avec enthousiasme par ses parents, il déménage chez son copain, en témoigne le sac de sport qu’il porte sur son épaule. Sa mère lui a donné 50 € et son père “ne le considère plus comme son fils.” Une de deux filles lui lance :
” Il ne t’a pas demandé ce que ça faisait de te la prendre dans le cul ? “
Le garçon hausse les épaules.
” Non, de toute façon je lui aurais répondu que c’est pas moi qui me la prend dans le cul ! “
Ah ben oui forcément…

Ce matin, je me suis rendormi après avoir allumé la radio. En me réveillant j’étais persuadée que Ségolène Royal avait pris comme avocat l’auteur de l’attentat de la rue Copernic (dans le but de lui apporter son soutien et son aide à la réintégration de la société française.)
À ce propos, je remercie le parti socialiste d’avoir organisé son congrès à Reims, permettant ainsi à tous les journalistes un peu cultivés de parler de “sacre” à propos de la désignation du futur premier secrétaire ; et moi, mal réveillée et gavée de cours d’histoire du XVIIIe siècle de visualiser inexorablement ça :
Sacre de Louis XV

 

Ceux qui m’aiment rateront leur train octobre 18, 2008

Classé dans : Paris — Layla @ 9:53
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Quelque chose m’intrigue profondément dans la dernière décision de la SNCF de ne plus assurer les correspondances des trains en retard (lien)
Jusqu’à présent, si j’ai bien compris, les correspondances locales attendaient l’arrivée des lignes nationales pour faire embarquer les voyageurs en correspondance et partir ; désormais les trains partiront à l’heure dite que le précédent soit arrivé ou non.
Au-delà du problème des voyageurs à recaser dans le train suivant, ce qui m’échappe c’est le but poursuivi par l’institution ferroviaire. Si l’on en croit l’article, il s’agit d’un souci de ponctualité. Mais, excepté si l’on change de train dans une grande ville, les gares des correspondances sont rarement les gares de départ des voyageurs et certains trains partiront sans doute plus qu’à moitié vide.
Pour la SNCF, les trains doivent donc arriver à l’heure, mais pas les voyageurs ?

P.S : Ces considérations ferroviaires ne doivent pas vous freiner dans votre désir de venir me rendre visite dans mon nouvel appartement, particulièrement maintenant que tous mes meubles y sont montés (au couteau de cuisine, apellez moi Mc Gyver ^^).

 

Les feuilles de tabac se moquent bien de l’automne… octobre 3, 2008

Classé dans : Genève — Layla @ 3:07
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Je trouve quand même, du loin de mes 500 km de distance, qu’au niveau calendrier, l’interdiction de fumer dans les lieux publics à Genève est magnifiquement orchestrée.
Première étape, la loi passe, on décide de la mettre en application juste après l’Euro foot pour ne pas froisser le touriste de passage (et ne pas le pousser dans les bras des cantons avoisinants), tout le monde est content.
Deuxième étape, c’est l’été, les terrasses sont prises d’assaut, puis les trottoirs, on boit sa bière dans des gobelets en plastique, la rue Vautier n’a jamais été aussi animée, finalement on s’accomode si bien de devoir fumer à l’extérieur qu’il n’y a plus personne à l’intérieur des bars.
Troisième étape, arrive l’automne, il fait froid, plus question de se poser dans les parcs, les terrasses vont fermer, il est de nouveau permis de fumer à l’intérieur.
Quatrième étape, l’interdiction reviendra, c’est sûr, mais quand ? La tribune présente trois scénarios, le plus optimiste table sur le printemps 2009, à la réouverture des terrasses ?